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Dossier plante envahissante : le nerprun

Le nerprun bourdaine (Frangula alnus), un arbuste exotique envahissant, que personne ne souhaite retrouver
dans son boisé, est malheureusement de plus en plus présent en milieu forestier estrien. Cet arbuste a la grande
capacité de s’établir sur une variété de sols et de types de milieux.

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Pour complémenter vos connaissances sur le nerprun;

Vidéo;

Jeunes issus des communautés culturelles éradiquent le nerprun dans les parcs de Montréal

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Forêt privée Estrie, cible de 870,000 m3s, un enjeu audacieux ?

 

Québec et la région de l’Estrie mettent l’emphase sur l’aménagement durable des forêts qui passe inévitablement par une augmentation de la récolte des bois issus des travaux sylvicoles. Depuis 2015, l’Estrie a augmenté la récolte via la mise en valeur de sa forêt. Ces efforts ont permis de nous rapprocher de la récolte de 50% de la possibilité forestière estrienne. Un pas de plus est nécessaire pour l’atteindre …

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Déjà parue – Cibles élevées, nouveaux défis


Quelques données sur la forêt estrienne

Consulter la liste des professionnels forestiers et des Groupements forestiers de l’Estrie

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Se loger dans le BOIS; quand les produits de la forêt nous abritent

 

Un matériau associé à l’histoire

Au Québec, comme ailleurs en Amérique du Nord, le BOIS, comme matériau de construction, est indissociable de l’occupation historique de l’espace : l’habitat résidentiel, les bâtiments commerciaux et industriels et des infrastructures de transports.  Si le BOIS occupait jadis une large place comme matériau de premier choix pour construire les éléments structurels associés à l’établissement permanent d’une collectivité, la révolution industrielle du XIXe siècle et les cultures modernistes du XXe –toujours plus haut, plus vite, plus « tendance » – ont graduellement déclassé la primauté du matériau BOIS en faveur de matériaux issus des métamorphoses technologiques et industrielles des sociétés dites évoluées.  Bref, depuis une centaine d’années, les vendeurs d’acier d’armature, de béton, de parements en aluminium ou de plastique et de matériaux de synthèse ont été plus convaincants que les représentants du BOIS auprès des entrepreneurs en construction… et des spécialistes du bâtiment.

Regain du BOIS…  jusque dans le Code du bâtiment

Mais les mouvances écologistes remontant aux années 1970, une meilleure connaissance de la psyché humaine, l’intérêt grandissant pour nos racines historiques, une inventivité plus manifeste chez les industriels du BOIS et l’abondance réelle ou relative de la ressource BOIS ont finalement exposé ce produit ligneux aux lumières d’un nouveau regard d’artisans, de designers et d’architectes.  Une nouvelle culture du matériau BOIS est née.  Le BOIS regagne une noblesse… actualisée.

Inspirés par l’architecture vernaculaire, des designs audacieux, la proximité du matériau brut, la permanence de la ressource, de nouvelles technologies d’assemblage et de transformation et… les « vérités » sur les changements climatiques (séquestration du carbone), architectes et ingénieurs du bâtiment se sont formés ou ont été formés sur les infinies possibilités des ouvrages de BOIS.  Le BOIS, sa composition, sa résistance, son comportement dynamique, sa malléabilité, son esthétisme ont ainsi fait leur chemin dans le Code du bâtiment et… la littérature spécialisée et généraliste.  Le BOIS est maintenant une « tendance » éprouvée et approuvée!

Nouveaux produits, nouveaux marchés

             

 

 

 

 

Le marché de la construction domiciliaire, commerciale, industrielle, communautaire et culturelle a donc fait place aux ossatures légères, aux murs préfabriqués, aux charpentes composites, aux structures en poutres et poteaux, au bois massif, au lamellé-collé…  des architectures de confort, de convivialité, de bien-être et de lumière.  Et de magnifiques infrastructures routières portent maintenant la signature d’ingénieurs qui font confiance au BOIS.

Maintenant que les psychoses incendiaires – le BOIS, ça brûle! – s’estompent graduellement, connaissances du matériau aidant, que le BOIS connaît ou renoue avec son appréciation acoustique (Maison symphonique de Montréal), affiche un look agréable et que l’on découvre, ou redécouvre, les vertus apaisantes, voire curatives, d’un environnement de BOIS, une recrudescence ou intensification de son usage structurel et d’apparence est à prévoir à court terme.  Au Québec, « c’est déjà dans l’air » comme en témoignent maints ouvrages et architectures où le BOIS est à l’avant-plan.  CÉCOBOIS en est un ardent propagandiste et défenseur.  Son argumentaire tient la route vers un habitat dont les composantes sont fortement liées à notre géographie, nos ressources forestières, notre histoire collective, notre entrepreneuriat manufacturier et notre climat… l’actuel comme le prochain.

  Des Chartes du BOIS…

Et si une Charte du BOIS… locale  devenait le dénominateur ou le lieu commun des municipalités du Québec!  La liste s’allonge.  Sherbrooke se dotera prochainement, conformément aux enjeux stratégiques de son PDZA (Plan de développement de la zone agricole; slogan : « C’est aussi ça Sherbrooke, l’agriculture et la forêt ») d’une Charte du BOIS, son urbanisme connaissant présentement une certaine métamorphose.  L’Estrie étant une région éminemment forestière (77% du territoire!), la vie privée, la vie communautaire et la vie économique s’abriteront, ou devraient s’abriter, davantage en BOIS.  Un mieux-être collectif assuré.

 

Jean-Paul Gendron, prés.

AMFE

Octobre 2018

À lire en complément :  Le bois un produit vert par substitution – 14 mars 2018

Crédits photos :

CÉCOBOIS, Bois Hamel, JP Gendron

Note : CÉCOBOIS tenait le 10 octobre 2018 au Pavillon d’accueil du Marais-de-la-Rivière-aux-Cerises (Orford) un colloque sur le matériau BOIS (bois d’ingénierie et bois d’apparence) réunissant une trentaine de participants (ingénieurs, architectes, industriels du bois, représentants municipaux et forestiers).  Une première en Estrie.