Croissance accrue par l’éclaircie

CROISSANCE ACCRUE PAR L’ÉCLAIRCIE

 

L’éclaircie commerciale réalisée en plantation stimule la croissance en diamètre des tiges élite, maintient la proportion de cime verte des arbres ainsi que la résilience de la plantation face aux évènements météorologiques extrêmes.

Voici un exemple concret de gain suite à une éclaircie de plantation. L’effet de l’éclaircie est très visible par l’augmentation des anneaux de croissance.

 

Peut-on quantifier le gain financier ?

Chaque plantation réagit différemment à divers degrés selon la fertilité du site, l’âge, l’essence et l’intensité de la récolte. On peut en tirer tout de même des orientations générales par un exemple concret.

Plantation d’épinette de Norvège de 55 ans lors de la deuxième éclaircie

 

Lors de l’éclaircie d’une plantation d’épinette de Norvège en 1988, seulement la moitié de la superficie avait été éclaircie. Lors de la deuxième éclaircie en 2003, la superficie au complet a été éclaircie. Le bois provenant de chaque section a été séparé et mesuré. Les volumes par type de produit et leur valeur de vente sont ainsi connus et il est aisé de les comparer.

Les gains dus à l’éclaircie se sont chiffrés par un gain financier direct au propriétaire de 1,425$ par hectare. Également lors des opérations de récolte toute la chaîne de production soit la planification, le martelage, les entrepreneurs forestiers et les camionneurs ont gagné à travailler avec ces bois de haute qualité.

Lors de la prochaine intervention, les gains financiers seront encore supérieurs, à preuve le diamètre moyen supérieur de 3,6 cm. Cette différence se traduira par une proportion plus grande de bois de sciage de 16 pieds.

Le bois de sciage de cette qualité peut bénéficier de la part de certains scieurs d’une prime au diamètre et à la qualité du lot.

La première éclaircie de 1988 a produit des résultats chiffrés en 2003 et les effets positifs se répercuteront jusqu’à la récolte finale de la plantation.

 

Ken Dubé ing.f.

4 comments

  1. Justement, j’ai visité la SÉPAQ du Parc National Yamaska près de Granby. La pinède/plantation d’épinette plantée fin des années 70 n’a jamais d’éclaicie et commence à y avoir des chablis et pertes, Vu que c’est en rangée, il serait facile d’aller récolter les matures et plus faibles, avant trop de chablis. J’ai déjà écrit à l’Agence Forestière de la Montérégie à ce sujet.

    • La problématique est que nous sommes dans un parc. Il est probable que le parc ait une vocation de conservation donc aucune activité de récolte ou d’aménagement forestier n’est effectué. Le bon côté est que cet exemple puisse inciter des propriétaires à ne pas reproduire le non-aménagement d’une plantation.

  2. Est-ce Que nous retrouvons le même effet avec une plantation ou les branches ont été élagé et une qui ne la pas été? J’adis il y avait des subventions pour le faire et j’ai cru comprendre qu’il n’y en avait plus!

    • Effectivement aucune aide financière n’est disponible pour de l’élagage.
      L’objectif de l’élagage est de produire du bois clair de nœuds, la méthode préconisée lors du programme était l’élagage de 400-500 arbres par hectare (160-200 par acre) sur une hauteur minimale de 13 à 14 pieds. Ceci nous donnerait une bille de pied de 12 pieds 6 pouces.
      Quant à l’effet de l’élagage sur la compétition entre les arbres, cela a peu d’effet lorsque l’on a des plantations de 20-28 ans. La compétition est concentrée dans le haut de la cime. Une forte compétition force l’arbre à pousser en hauteur au détriment de sa croissance en diamètre. De plus la forte densité est aussi ressentie au niveau racinaire par les arbres.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *