La passion de l’érable

LA PASSION DE L’ÉRABLE

 

Le retour du printemps accompagné de son soleil radiant et sa profonde chaleur marque également une montée de fièvre des passionnés de l’érable. Le monde de l’érable touche une fibre sensible de l’âme québécoise ressentie tant des producteurs que des amateurs de crêpes …

La production artisanale avec ses images bucoliques des chaudières accrochées et du son des gouttes résonnant sur le métal se perpétue annuellement par les milliers de producteurs.

La production acéricole a connu de grandes innovations au cours des 30 dernières années (1). Il faut souligner l’apparition de la tubulure, des pompes sous vide et des systèmes à osmose qui ont grandement facilité la production. Ces innovations ont permis l’agrandissement des lieux de production jusqu’à atteindre, dans certains cas, l’industrialisation de la cabane à sucre.

Quelques productions québécoises avoisinent ou outrepassent les 100,000 entailles. La plus grosse usine de sirop est localisée au Vermont où 400,000 entailles alimentent l’usine de production. Cette production atteint 11,000 litres de sirop à l’heure.

Plus grosse érablière au monde,  Voir la vidéo

Mais l’érable est aussi vécu via les producteurs artisanaux qui, chaque printemps, s’attellent à leur production de sirop propulsée par cette passion ressentie dans toutes les régions où l’érable à sucre leur livre son eau sucrée.

Des histoires de producteurs artisanaux, on en retrouve des milliers dont celle de ce citadin au cœur de Sherbrooke entouré de ses 30 entailles situées sur son terrain et celui de son voisin.

Érablière citadine avec son évaporateur à l’épreuve de la pluie

 

Son aventure a débuté il y a quelques années avec un évaporateur au propane et un chaudron à blé d’inde; le coût de revient, en propane seulement, avait été de 70$ le gallon. Au fil des années, son système a évolué pour utiliser le bois dans un évaporateur maison en briques démontables pour remplacer le propane.

Ce cheminement n’est pas unique et se vit régulièrement partout où pousse l’érable.

Lapresse+ du 21 mars a publié l’histoire de 3 autres passionnés artisanaux de l’érable de la région de Portneuf.

Ces histoires illustrent bien le lien entre la sève coulant dans les vaisseaux d’érables et cette passion coulant dans les nôtres.

Le plaisir ressenti à l’éveil des printemps ne se mesure pas par le nombre d’entailles, mais par les odeurs bouillantes de l’érable.

 

Ken Dubé ing.f.

En complément;

  1. Histoire de l’eau érable, vidéo produite par les Producteurs et productrices acéricoles du Québec,
  2.  Plus grosse érablière au monde située au Vermont, vidéo produite par La terre de chez nous,
  3. Faire son sirop pour le plaisir, Lapresse+ du samedi 21 mars 2020.

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